Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 06:01



Les ennemis de l'Église reprochent souvent à cette dernière certains événements historiques. Par exemple, les Croisades sont souvent classées parmi les plus grands péchés de l'Église, dépeintes comme le mal absolu, considérées comme une sorte de guerre sainte islamique version chrétienne, etc. Halte au mythe ! Les Croisades avaient pour but d'aller délivrer les Lieux Saints et le tombeau du Christ ainsi que d'aller porter secours aux chrétiens de Jérusalem persécutés par un Islam conquérant.


(Les Croisés)


À la fois pèlerinages et guerres justes, les Croisades furent lancée par des Papes afin de repousser les hordes musulmanes des Lieux Saints et de l’Europe chrétienne, et de maintenir dans le monde la suprématie de l'Amour. Il n'est pas étonnant que les ennemis du christianisme aient essayé de jeter le discrédit sur ce magnifique élan de patriotisme, de foi et de charité.


(Le Pape Urbain II ordonne la 1ère croisade au Concile de Clermont)


L'épopée des Croisades constitue une des pages les plus nobles et valeureuses de notre histoire, marquée par des hommes de grande foi, tels : Godefroy de Bouillon, Baudouin IV, saint Louis et saint Bernard, qui valorisèrent le courage, la bravoure, le zèle, l'honneur, l'héroïsme, l'humilité et la charité.


(Saint Bernard prêchant la 2e croisade)


Bien sûr, des abus ont pu être commis lors de ces expéditions militaires. Tous les croisés n’étaient pas des saints ; la passion, la fureur de la guerre, le fanatisme religieux ont pu entraîner certains d'entre eux à des actes blâmables. Pourtant, « pendant des siècles, l'Europe a chanté la grandeur de ses expéditions outre-mer, d'abord dans ses chansons de geste, puis dans la Jérusalem délivrée du Tasse, la plus grande épopée du XVIe siècle, et même dans l'opéra où les amours de Tancrède ont inspiré compositeurs et librettistes, de Monteverdi à Rossini" (Laurent Vissière in Revue Historia, Croisade, N° 095 Mai-Juin 2005, p. 4). Ce n'est qu'au siècle des Lumières (ou plutôt des Ténèbres), au XVIIIe siècle, que la tendance commence à s'inverser: Voltaire vilipende et stigmatise la soi-disant intolérance et la brutalité des croisés. Au XXe siècle, dans un contexte de décolonisation et de mauvaise conscience occidentale, prévaut également l'image noire des Croisades.


(Les Croisades [1095-1291])



La 1ère croisade (1096-1099) fut ordonnée par le bienheureux Pape Urbain II au Concile de Clermont. Conduite par Pierre l'Ermite et Gautier Sans Avoir, la croisade populaire est défaite par les Turcs. Ensuite, la croisade des seigneurs conquiert Antioche, Édesse et Jérusalem (confié à Godefroi de Bouillon) ce qui conduit à la création des États latins d'Orient.


La 2e croisade (1147-1149) fut prêchée par saint Bernard de Clairvaux pour le compte du bienheureux Pape Eugène III. Conduite par Conrad III de Hohenstaufen et Louis VII, elle assiège - en vain - Damas et ne parvint pas à délivrer Édesse tombée aux mains des Turcs.


La 3e croisade (1189-1192) fut lancée par le Pape Grégoire VIII à la suite de la prise de Jérusalem par Saladin. Elle fut conduite par Frédéric Barberousse, Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion dans le but de délivrer Jérusalem reconquise par Saladin en 1187. Elle aboutit à la prise de Chypre et de Saint-Jean-d'Acre.


La 4e croisade (1202-1204) fut ordonnée par le Pape Innocent III et fut conduite par Boniface Ier de Montferrat et Baudouin IX de Flandre. Elle fut détournée par les vénitiens de son but initial (l'Égypte) pour se diriger vers Constantinople, pillée en 1204.


La 5e croisade (1217-1221) fut proclamée par le Pape Innocent III et le IVe Concile du Latran. Conduite par André II, roi de Hongrie, puis par Jean de Brienne, roi de Jérusalem, elle ne peut libérer le Mont Thabor aux mains des musulmans mais conquiert temporairement Damiette en Égypte.


La 6e croisade (1228-1229) fut d'abord lancée par le Pape Honorius III, puis ordonnée par le Pape Grégoire IX. Elle est dirigée par Frédéric II de Hohenstaufen, qui négocie avec les musulmans la restitution de Jérusalem, Bethléem et Nazareth.


La 7e croisade (1248-1254) fut ordonnée par le Pape Innocent IV. Sous la conduite du saint roi de France Louis IX, qui sera fait prisonnier à Mansourah, elle tente de conquérir l'Égypte qui contrôle les Lieux Saints.


La 8e croisade (1270) fut lancée par le Pape Urbain IV et fut organisée par Louis IX et Charles Ier d'Anjou. Elle se dirige vers Carthage où le roi de France trouve la mort.


La 9e croisade (1291) fut lancée par le Pape Nicolas IV mais elle échoue devant Acre. Il n'y a plus d'États latins en Orient.




Par Saint Thomas - Publié dans : Histoire
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:43


Pour explorer et approfondir la doctrine catholique, de même que pour réfléchir sur le monde et sur Dieu, il importe de suivre les traces de saint Thomas d'Aquin. En effet, l'Église reconnaît ce théologien et ce philosophe comme le Docteur commun. Dans l'encyclique Fides et ratio, le Pape Jean-Paul II affirme : « saint Thomas a toujours été proposé à juste titre par l'Église comme un maître de pensée et le modèle d'une façon correcte de faire de la théologie [...] En lui, le Magistère de l'Église a reconnu et apprécié la passion pour la vérité; sa pensée, précisément parce qu'elle s'est toujours maintenue dans la perspective de la vérité universelle, objective et transcendante, a atteint « des sommets auxquels l'intelligence humaine n'aurait jamais pu penser ».


(Saint Thomas d'Aquin, 1225-1274)



Dans l'encyclique Aeterni Patris, le Pape Léon XIII affirme : « D'un esprit ouvert et pénétrant, d'une mémoire facile et sûre, d'une intégrité parfaite de mœurs, n'ayant d'autre amour que celui de la vérité, très riche de science tant divine qu'humaine, justement comparé au soleil, il réchauffa la terre par le rayonnement de ses vertus, et la remplit de la splendeur de sa doctrine. Il n'est aucune partie de la philosophie qu'il n'ait traitée avec autant de pénétration que de solidité : les lois du raisonnement, Dieu et les substances incorporelles, l'homme et les autres créatures sensibles, les actes humains et leurs principes, font tour à tour l'objet des thèses qu'il soutient, dans lesquelles rien ne manque, ni l'abondante moisson des recherches, ni l'harmonieuse ordonnance des parties, ni une excellente manière de procéder, ni la solidité des principes ou la force des arguments, ni la clarté du style ou la propriété de l'expression, ni la profondeur et la souplesse avec lesquelles il résout les points les plus obscurs. »


 

(Saint Thomas d'Aquin et l'Université thomiste virtuelle)



Et, toujours dans la même encyclique, le Pape Léon XIII affirme : « À leur tour, les Conciles œcuméniques dans lesquels brille la fleur de la sagesse cueillie de toute la terre, se sont appliqués en tout temps à rendre à Thomas d'Aquin un hommage particulier. Dans les Conciles de Lyon, de Vienne, de Florence, du Vatican, on eût cru voir saint Thomas prendre part, présider même, en quelque sorte, aux décrets des Pères, et combattre, avec une vigueur indomptable et avec le plus heureux succès, les erreurs des Grecs, des hérétiques et des rationalistes. Mais le plus grand honneur rendu à saint Thomas, réservé à lui seul, et qu'il ne partagea avec aucun des docteurs catholiques, lui vint des Pères du Concile de Trente : ils voulurent qu'au milieu de la sainte assemblée, avec le livre des divines Écritures et des décrets des Pontifes suprêmes, sur l'autel même, la Somme de Thomas d'Aquin fût déposée ouverte, pour qu'on pût y puiser des conseils, des raisons, des oracles ».

Quant au Concile Vatican II, il évoque - à deux reprises - l'importance de suivre l'enseignement du Docteur Angélique :

1) « pour éclairer aussi pleinement que possible les mystères du salut, les séminaristes apprendront à les pénétrer plus profondément au moyen de la spéculation, sons la conduite de saint Thomas. » (Optatam Totius, n. 16)

2) « On saisira plus profondément comment la foi et la raison s'unissent pour atteindre l'unique vérité. Ce faisant, on ne fera que suivre la voie ouverte par les docteurs de l'Église et spécialement par saint Thomas. » (Granvissimum Educationis, n. 10)




Par Saint Thomas - Publié dans : Enseignement
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 07:58


Pour garder pure et intègre la foi catholique reçue au baptême, il importe d'être éclairé par le Magistère de l'Église. Il est donc nécessaire de toujours rester fidèle au Souverain Pontife. En effet, le Pape a pour mission de préserver et de transmettre la foi révélée dans l'Écriture Sainte et la Tradition depuis les temps apostoliques.


(Sa Sainteté le Pape Benoît XVI :
Évêque de Rome,
Souverain Pontife de l'Église Universelle,
Successeur du Prince des Apôtres,
Primat d'Italie,
Archevêque et métropolite de la Province romaine,
Souverain de l'État de la Cité du Vatican,
Serviteur des serviteurs de Dieu)




Le Pape bénéficie d'une assistance spéciale du Saint-Esprit. Plus encore, en certaines circonstances, il jouit du charisme d'infaillibilité. L'Église nous enseigne ce qui suit :


« C’est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l’origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l’exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l’approbation du saint Concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu : le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église.


Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. » 

(Vatican I, Constitution Pastor Aeternus


 

(Les Papes de Léon XIII à Benoît XVI)



Il importe de distinguer trois formes de magistère :

1- Le « magistère ordinaire et universel » est l’enseignement universel des évêques en communion avec le Pape. Il est manifesté par la commune adhésion des fidèles et est proposé comme divinement révélé, infaillible et irréformable. Cet enseignement appelle l’adhésion de la foi de la part des fidèles catholiques.

2-  Le « magistère extraordinaire » est l'enseignement d’un Concile œcuménique en communion avec le Pape, ou encore celui du Pape seul parlant ex cathedra, définissant une doctrine sur la foi ou les mœurs, à tenir par toute l’Église, de manière définitive et infaillible. De la même manière, cet enseignement appelle l’adhésion de la foi de la part des fidèles catholiques.

3- Le « magistère authentique » qualifie l'enseignement personnel du Pape ou celui des évêques. Le magistère « authentique » jouit d’une autorité moindre que le magistère « ordinaire » et n'est pas considéré comme infaillible. Cependant, les fidèles sont tenus d'adhérer avec une « révérence religieuse de l'esprit » à cet enseignement.



Par Saint Thomas - Publié dans : Enseignement
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